Communiqués

28 juin 2012   //

 

Les communiqués sont classés en fonction de leur date de publication. Le(s) plus récent(s) figure(nt) ci-après :

 

Communiqué, le 5 février 2024

Hommage à Yvon Dallaire

Les membres du Groupe d’études sur les sexismes (Ges) apprennent avec tristesse le décès d’Yvon Dallaire, psychologue, auteur et éditeur québécois, le 31 janvier 2024.

Au début des années 2000, Yvon Dallaire avait joué un rôle moteur dans l’émergence d’un nouveau courant antisexiste qui tenait compte aussi des discriminations et des violences contre les hommes, et qu’il intitulait l’“hominisme”. Il avait créé une maison d’édition, Option santé qui, entre autres avait publié son livre non-conformiste “Homme et fier de l’être” (2001), “L’homme battu” de Sophie Torrent (2003, le premier sur le sujet), “La cause des hommes” de Patrick Guillot (2004). Il avait organisé à Montréal le 2e Congrès de la condition masculine, et il venait souvent conférencer en Europe francophone.

Il a exercé une influence certaine sur les personnes soucieuses de la paix des sexes, et sur la création et la philosophie de notre association. Nous n’oublierons pas ce que nous lui devons.

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Communiqué, le 12 octobre 2023

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EN ILE-DE-FRANCE, LES HOMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE POURRONT-ILS PORTER PLAINTE DANS LES HOPITAUX ?

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Le Groupe d’études sur les sexismes (GES) se réjouit de la signature par la préfecture de Police de Paris, le ministère de la Justice et l’AP-HP (qui gère les hôpitaux publics en Ile-de-France) d’une convention qui permettra aux victimes de violence conjugale de déposer plainte dans les dits hôpitaux au moment de leur prise en charge aux urgences. Ce à partir du 4 octobre.

En effet, une autre convention signée précédemment (22 mai) par plusieurs ministères, pouvait donner des sujets d’inquiétude : elle donnait la même possibilité de porter plainte, mais seulement au sein des « Maison pour femmes », ce qui excluait les hommes de son bénéfice et établissait une discrimination. Le GES avait alors relevé cette discrimination et revendiqué l’extension de la possibilité de plainte à d’autres lieux.

C’est chose faite, et cela rompt avec la fâcheuse habitude des institutions de considérer que les victimes sont exclusivement de sexe féminin, et que les mesures de prévention et de soutien doivent leur être réservées. Si la convention est appliquée rigoureusement (c’est-à-dire sans aucune différence de traitement selon le sexe), elle facilitera la démarche de plainte pour les hommes victimes, qui, actuellement, du fait des préjugés sociaux, ne sont que 10% à l’effectuer (contre 18% pour les femmes).

Il est souhaitable d’informer au maximum les hommes victimes de cette possibilité, et de travailler à ce que la convention soit étendue aux hôpitaux de toute la France.

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