Hommes victimes de violences conjugales (SOS femmes accueil, 2005, 2006, 2010)

11 janvier 2026   //

 

Le site SOS femmes accueil, quoique toujours accessible, a cessé son activité en janvier 2016, faute de subventions. Il est sans doute de moins en moins fréquenté, et menacé d’oubli. Ce site était la vitrine d’un groupement de soutien aux victimes de violences conjugales et/où sexuelles, essentiellement féminines, comme son nom l’indique. Il publiait donc des témoignages de femmes victimes, mais aussi, mérite rare,  de femmes violentes et d’hommes violentés. Nous nous permettons de reprendre ici ces derniers, ainsi que dans deux autres sous-rubriques (Fausse accusation de violences conjugales et Femmes auteures de violences conjugales), pour leur donner une seconde vie. Nous les reprenons tels qu’ils sont présentés sur le site, c’est-à-dire intégralement, avec les commentaires  des responsables du groupement (et les éventuelles erreurs de frappe). Il faut noter qu’ils sont anonymes.

 

528.J’ai obtenu la résidence principale de mes enfants, je suis un homme

Août 2010

Bonjour,
Je me permets ce mail pour vous féliciter d’avoir eu le courage d’écrire un article sur les violences subies par les hommes :
http://www.sosfemmes.com/points_de_vue/sujets/02_hommes_battus.htm
Des quelques associations de défense des droits des mères avec qui j’ai déjà dialogué, vous êtes la seule qui ose affirmer cela (il en est malheureusement de même avec la plupart des associations de défense des hommes, qui ont le même type de discours caricaturalement sexiste …).
Oui, les violences conjugales des femmes envers les hommes existent aussi. J’en suis une preuve vivante parmi tant d’autres, malheureusement.
Pendant notre vie commune, mon ex épouse m’a progressivement réduit en esclavage. Année après année, j’étais de plus en plus soumis. Je ne me suis rendu compte de rien … jusqu’au jour où elle a préféré me quitter car « je ne lui apportais plus rien ». Depuis lors, ma vie est devenue un enfer. Jour après jour, j’ai subi sa violence psychologique à distance. Elle a notamment utilisé pour cela l’arme qui fait le plus mal à un père : Détruire psychologiquement, jour après jour et sous mes yeux, ce que j’ai de plus cher au monde : Mes enfants (je devrais dire « nos » enfants mais cela m’est difficile …).
Il a été très difficile de m’en sortir. J’ai dépensé une fortune en frais de Justice et un temps énorme en soutien psychologique. Mes enfants, alors âgés de même pas 12 ans, ont pris une avocate pour se défendre. Ils sont allés jusqu’à se battre contre leur mère. Elle m’a également accusé de harcèlement psychologique et de danger envers les enfants. J’ai subi une plainte pour diffamation, une enquête sociale, puis une enquête juridique mandatée par une Juge aux Enfants à la demande même du Procureur de la République.
Heureusement, toutes ses actions ont échoué. Elle a sans doute épuisé les recours juridiques. Mes enfants ont obtenu la garde chez moi. Le divorce a enfin été prononcé. Sa plainte pour diffamation a été classée sans suite. Les différentes enquêtes sociales ont conclu à la bonne santé et au bon équilibre des enfants. La Juge aux Enfants a aussi classé le dossier sans suite. Enfin, avec le temps, les enfants ont appris à se protéger des agissements de leur mère.
Il m’aura fallu plus de 2 ans pour sortir de cet enfer.
Avec le temps et l’aide de psychiatres et pédopsychiatres, j’ai pu mettre un nom sur les raisons du comportement dévastateur de cette mère : La perversion narcissique.
Je me suis ensuite battu pour faire connaitre ce fléau psychologique et ses graves méfaits. Je me suis heurté à l’incompréhension totale de la Justice et des Institutions en charge de la protection de l’enfance. Non, ce « fléau » n’existe pas … Non, une mère ne peut être ainsi. Non, ce n’est pas une maladie psychologique mais une diffamation envers cette mère …
Avec le temps, j’ai appris à cerner mes intérêts (le bonheur de mes enfants et moi) et recentrer mes actions en fonction de cela. Je me suis mis à revivre. Je profite de mes enfants. Bref, j’ai tourné la page … mais je sais que des centaines de personnes vivent chaque jour cet enfer … La plupart du temps, ces personnes, hommes ou femmes d’ailleurs, n’ont plus aucun contact avec leurs enfants « volés » par l’autre parent …
J’espère qu’un jour notre société reconnaitra enfin tout cela.
Bon courage pour la suite de votre combat,
Antoine.

Bonjour,
Je suis bien consciente effectivement que la violence et la manipulation ne sont pas exclusivement des défauts masculins.
La culture a longtemps promu l’idée de l’homme fort et dominateur, d’où les stéréotypes qui persistent et auxquels certains êtres fragiles, paradoxalement, adhèrent.
La perversité n’est pas essentiellement masculine bien sûr ; elle est malheureusement relativement « bien » partagée entre les sexes mais quant à la violence physique, statistiquement, il est prouvé qu’elle est plus importante chez les hommes (et de loin) que chez les femmes.
J’aimerais publier votre témoignage et apparemment vous ne vous y opposez pas.
Je prendrai soin de sauvegarder votre anonymat comme vous le souhaitez.

Cordialement,
Chantal POIGNANT
Conseil

254. Je suis un homme maltraitéde message

Novembre 2006

Bonjour,
Voilà, en recherchant des moyens de me sortir de mes soucis, j’ai trouvé des témoignages sur votre site correspondants un peu à ma situation. Je suis papa d’une petite fille « adoptée » de 3ans qui est avec nous depuis l’age de 8 mois. Nous avons adopté car ma femme ne pouvait avoir d’enfant pour des raisons bien connus maintenant (distilbène). Depuis un certain nombre d’années maintenant, la situation ne fait qu’empirer. Je pensais, à tort, quun enfant arrangerait les choses, mais non. Après m’être éloigné de mes amis, de ma famille, de tout ce qui déclenchait des crises, je pensais aussi que les choses allaient aller mieux.
Maintenant, je me fais bousculer pendant mon sommeil, le matin , le soir, tout est prétexte à l’humiliation, même devant ma fille « ton père est un boulet , répète le » , « il ne sait rien faire, il ne fout rien ». Ma femme inverse également les choses lorsque je me rebelle à sa violence morale en grossissant souvent la situation avec ma fille pour lui faire croire que je vais les frapper, elle dit aussi régulièrement, soit implicitement ou soit très explicitement que j’abuserais de ma fille. Après avoir très souvent contenue des crises qu’elle retournait contre elle, aujourd’hui j’en suis l’objet. Elle m’a déjà frappé et malheureusement, j’ai une fois répondu par un claque, je m’en mords encore les doigts. Tout lui sert de prétexte, je travaille donc je ne m’occupe pas de ma fille, Que je parte (fugue) , que je réponde pas, que je réponde, rien n’y fait, il n’y a rien qui l’arrête. Actuellement, même ses parents sont devenus agressifs avec moi, il n’en rate pas une pour me reprendre ou être agressif avec moi. Elle m’a dit d’ailleurs qu’elle leur avait dit qu’elle ne me supportait plus…
Je ne sais plus quoi faire, partir, je n’ai pas les moyens et je tiens à ma fille, rester, oui , mais est-ce que je vais supporter ça longtemps ? L’histoire de ma femme explique en partie tout ça, elle même a été victime de violence dans son enfance (moral par un père très autoritaire, sexuel par un oncle qui a abusé d’elle dans sa petite enfance), je pensais pouvoir la guérir car j’étais amoureux d’elle, je me pensais plus fort.
Aujourd’hui, je suis l’objet « maudit », celui qui personnifie et qui est la cause de tous les problèmes, même les plus bénins (objet perdus, objets dérangés), cela alimente des brimades quotidiennes. Le plus drôle, rien n’est vraiment du hasard dans la vie, est que moi même, j’ai été longtemps le « bouc émissaire » de mon père, son défouloir (ma mère aussi était son défouloir), alors là , la boucle est comme on dit bouclée. Je culpabilise et en plus, c’est vraiment de ma faute. C’est ce que ma femme me dit, elle n’y est pour rien, je suis responsable de cette situation et je ne fais rien pour la changer (si tant est que j’en sois capable) .
Seulement voilà, on pourrait se dire en lisant cela, « les pauvres gens , lui avec son complexe de persécution mal négociés, elle , c’est lui qui en parle comme ça, il doit tout inventé, grossir» , j’aimerais bien, j’ai toujours ce sentiment de « sur-réalité » lorsque j’y pense, ou là , je l’écris et en plus, je suis un homme, ce qui ne plaide pas non plus en ma faveur. La cerise sur le gâteau : elle, elle est psychologue. Et là, je sais déjà d’avance que même si elle me démoli au quotidien, personne ne me croira moi, ça elle le sait.
J’ai des amis à qui j’ai confié mes difficultés, cela s’est également retourné contre moi, elle est « charmante » en communauté, même si elle m’a fait un scène cinq minutes avant leur arrivé, rien n’y paraît. Ils ne comprennent pas, pour eux , je ne fais rien, je devrais partir ou rester …
Je ne veux pas détruire ma fille que j’adore, même si, je m’en rend bien compte au quotidien, cette situation n’est pas bonne pour elle. J’arrive souvent à surmonter mon « spleen » mais , mon épouse est toujours au tournant pour tout gâcher quand les choses vont bien, il y toujours un grain de sable.
Voilà, pas très glorieux tout ça.Je ne sais plus quoi faire , je pense parfois « disparaître » mais je me dis que se ne serait pas bien pour ma famille et ma fille. Rester, c’est l’enfer ! Partir, cela sera l’enfer & je serais perdant. Un médiateur familiale, j’aimerais bien mais l’idée ne plaira pas au vu de sa profession et, se serait admettre d’avoir une part de « tort», non , à ses yeux, c’est moi qui ai tous les torts ! Je donne tous me revenus dans notre ménage, je n’ai plus un sous d’avance, je suis endetté , même de ce coté, je n’ai pas d’issus immédiates sachant que cela ne ferait qu’un argument de plus en ma défaveur si je partais.
Voilà , un témoignage pas très glorieux d’un homme « maltraité » !
Cordialement.

Bonjour,
Ce ne sera pas le premier ni le dernier témoignage d’un homme maltraité !
Demandez à votre femme qui est psychologue, dites vous, de relire l’ouvrage de Françoise Couchard
Emprise et violence maternelles aux éditions Dunod 93!
Et lisez le aussi.
Ce livre vous offrira une base de conversation, qui risque de surprendre votre « psy » de femme et d’atténuer son mépris à votre égard et peut-être, de susciter sa propre honte ; le comportement de votre femme n’est rien d’autre qu’une attitude de domination (laquelle n’est pas réservée aux hommes) à votre encontre ; cette attitude est intolérable et vise effectivement à vous rabaisser en vous humiliant ; son terrorisme révèle bien-sûr des failles dans sa personnalité mais vous n’avez pas à subir les conséquences d’un manque de confiance en elle-même.
Par contre, il est urgent que vous retrouviez, vous, votre propre estime, afin de contrer le mouvement de « dévoration » que cette mère déploie face à votre enfant ; réagissez donc, pour cette enfant, que vous ne devez pas laisser à la toute-puissance maternelle !
Il faudra bien, un jour, prendre votre décision : si aucune évolution dans vos rapports conjugaux ne devient effective, laissant présager un espoir d’harmonie, vous devrez divorcer, non sans vous soucier des conséquences pour votre fille ; ainsi, vous demanderez la garde alternée ou non mais ne renoncerez surtout pas à vos droits (autorité partagée).
Mais d’abord, montrez à votre femme, que vous savez sur quoi repose son entreprise de démolition : ses propres carences, lesquelles ne sont pas des excuses!
J’aimerais que vous m’autorisiez à publier votre témoignage car il représente une avancée dans les représentations.
Merci et tenez moi au courant.

Cordialement,
Chantal POIGNANT
Agent de conseil

Bonjour,
Merci d’avoir répondu aussi vite. Votre idée de livre me plait. Je vais la mettre en pratique … En tout cas merci de votre soutien, je m’attendais à une attitude incrédule, de remise en question de ma perception de la réalité, moi-même, j’ai parfois du mal à y croire lorsque les choses vont bien (cela arrive ! ) , je vis ça un peu comme un mauvais rêve et je vais bientôt me réveiller. A chaque fois, sa violence (verbale) me surprend, elle arrive souvent de manière si inattendue. Vous pouvez publier mon témoignage si cela peut effectivement « éclairer » sur un « défaut » de comportement qui n’est pas que réservé aux hommes.
Cordialement.

243. Ma femme me batpied de message

Septembre 2006

Bonjour,

je voudrais aussi savoir « qui contacter » pour résoudre mon problème et faire en sorte de « sauver » mon couple.

Mon épouse et moi avons 1 enfant de 6 ans 1/2, et c’est vrai qu’il est parfois intenable !! c’est à dire qu’il n’écoute, qu’il nous répond (pour s’amuser…) et il faut lui répeter 5 à 6 fois la même chose pour que enfin il obéïsse (range un peu ta chambre, on va se laver etc…).

Il m’est arrivé de lui donné de « belles féssée » mais j’ai arrêté car ce n’était pas la meilleur solution… donc je suis patient avec lui (quant il n’obéït pas de suite) et j’ai choisi de privilégier le dialogue avec lui… et ça marche !!

Par contre mon épouse n’est pas patiente et lui donne trop vite la féssée avec en plus des mots du style « faire ta bouche maintenant, dégage de là etc… » et quand j’ai jugé que c’était trop je lui ai dit d’arrêter de le frapper comme cela (et je le lui dit en criant), alors elle s’est mise à me frapper moi aussi (grifure au visage, bosse sur le crâne, bleue sur les bras). Depuis le début de l’année c’est la 3éme fois que cela se produit.

Moi je ne lève pas la main sur elle, car je pourrais lui faire trés mal et au bout du compte c’est moi qui aurait peut-être de sérieux problèmes. DONC JE ME LAISSE FAIRE…et je n’ai pas porter plainte à la police, car cela ne nous aiderai pas

Moi je voudrais qu’elle se fasse soigné des nerfs, car c’est cela son problème (à mon avis !), mais elle refuse systématiquement de m’écouter, prétextant que je n’ai pas à intervenir quand elle « éduque » notre fils, et qu’elle ne changera pas !!….et aujourd’hui c’est même elle qui refuse de me parler, elle me dit juste qu’elle veut divorcer car elle ne supporte plus que j’interviènne de temps en temps.

Donc si vous pouviez me dire où je dois m’adresser pour que nous soyons entendu ensemble et qu’elle puisse « se faire soigner » des nerfs… car à part ces moments là « tout se passe normalement » !!!

MERCI, Jean Louis

Bonjour,
Vous avez compris que votre épouse souffrait d’une nervosité exacerbée, par le fait qu’elle est confrontée comme la plupart des parents, au délicat devoir d’éducation de l’enfant et que cette tâche n’est pas toujours facile à « exécuter » calmement.
Votre femme, même si elle ne l’avoue pas, se sent pris en défaut, ce qui a pour conséquences de l’irriter encore plus, d’où une certaine agressivité à votre égard ; vous faites bien de résister à l’envie de répliquer ; ce serait effectivement la plus mauvaise solution qui soit et je vous félicite de ne pas y avoir cédé.
Le problème de votre épouse se situe dans le manque de confiance en elle ; elle croit certainement que, par vos justes « critiques » quant à sa manière d’exercer son autorité maternelle, vous mettez en doute ses propres capacités à être mère ; quand vous exprimez votre désapprobation (avec raison), vous lui renvoyez une image négative d’elle-même, qu’elle prend exagérément de « plein-fouet » et qu’elle ne peut gérer ; cette incapacité à supporter les critiques est due à l’incertitude qu’elle a d’elle-même mais qu’elle ne vous avouera jamais ; alors, inutile de chercher à la contrer de face ; essayez plutôt de la rassurer en lui ré-affirmant votre amour ; dites lui que vous comprenez, qu’elle soit fatiguée par le comportement de votre enfant, sans pourtant excuser sa brutalité ; proposez lui de prendre de la distance ensemble, en mettant bien en évidence, que la situation familiale ne relève pas que de sa seule responsabilité mais qu’il arrive souvent qu’un enfant turbulent vienne perturber les rapports familiaux ; que dans ces cas là, les parents font appel à un genre de médiation familiale qui permet de ré-organiser le langage des parents autour de l’enfant ; que ce sont des faits courants, qu’il faut néanmoins, aborder dans une ambiance neutre et sous le regard bienveillant d’un professionnel afin qu’un conflit banal et que connaissent beaucoup de familles ne dégénère pas en un divorce dont l’enfant se sentirait responsable et dont il conserverait les séquelles.
Votre femme n’est pas seule en cause, n’est pas seule responsable du problème ; répétez lui que vous avez conscience d’avoir un rôle à jouer pour l’amélioration de l’ambiance familiale et demandez lui de participer tous les trois, à des séances de « communication » pour mieux comprendre comment votre enfant a acquis un tel pouvoir sur la famille.
Selon l’endroit où vous vivez, vous trouverez des professionnels formés en « communication familiale », qui vous permettront de mieux appréhender vos rapports familiaux à tous les trois.
Ne dites pas à votre femme qu’elle est malade des nerfs ; dites lui plutôt, que la situation est telle, qu’elle souffre de manquer de tranquillité et qu’elle a besoin d’aide.
Ne la posez pas en coupable mais assurez là, qu’elle a des ressources en elle et qu’elle est capable, de faire face autrement.
Consultez cette page pour trouver des adresses :
* http://www.sosfemmes.com/ressources/liens_psy.htm
Votre témoignage est important et pourrait permettre l’expression d’autres personnes connaissant le même problème ; je vous demande l’autorisation de le publier dans notre rubrique (anonymement ou non) mais je ne ferai rien sans votre accord ; si vous nous autorisez la publication de votre message, je vous prie de me donner une réponse sans rien effacer.
Merci.
Cordialement,
Chantal POIG
NANT
Conseil

196. Un homme victime de violences

Novembre 2005

Bonjour,
Je voudrai moi aussi témoigné de ce qui m’est arrivé…. J’ai connu une femme sur internet via un site. A u début cela a été le grand coup de foudre… Mon ménage battait de l’aile depuis des années, donc j’ai engagé une procédure de divorce… Au début c’était le grand amour, la parfaite idylle , bref le bonheur total… Et puis les choses se sont gatées… le divorce devenait difficile, tension avec mon ex, multiples problèmes , j’en passe et des meilleurs… J’en arrive au fait . Avec cette personne au fil du temps, je me suis apercu qu’elle était jalouse, je devais presque me cacher pour téléphoner à mes filles…. elle voulais gerer mon divorce, alors pour éviter les conflits, je lui cachais ce que je faisais au niveau procédure, bref en un mot je lui mentais !
Et puis les choses se sont dégradées. En mai 2005 dans un accès de colère elle ma griffé le nez… Comme excuse auprès de mon entourage, j’ai prétexté un coup de patte de mon chien (un beauceron de 65Kg)… J’ai pardonné ! Une deuxieme fois début Juin elle ma griffé le cou, toujours dans un accès de colère alors que je lui refusais d’être présente lors de l’audience de mon divorce! La troisième fois, ca a été beaucoup plus loin. Pour une histoire de photo que je n’avais pas pu lui amener, elle est venue à mon domicile avec sa fille de 7 ans, pour récuperer cette photo. Nouvelle dispute et la, j’ai pris un violent coup de poing dans le nez. Je n’ai pas répliqué car de par mon métier (policier) on nous apprend à gérer ce genre de situation, je me serai mis en tord et de plus je ne porterai jamais la main sur une femme….. Direction hopital, résultat : cartilage du nez fracturé.. ITT 3 jours. Le lendemain j’ai déposé plainte contre mon amie. Quatrième fois, fin Aout, suite encore a une dispute, elle ma  » sauté  » dessus et ma embrassé de force en me mordant la levre… une fois de plus je l’ai repoussée sans violence… je n’ai pas porté plainte….. Depuis, alors que je construisais un avenir avec elle , basé sur l’amour et la tendresse, elle ma  » largué  » sous pretexte que ma famille passait avant elle, que si une de mes filles avait un problème je serai prêt à voler à leur secours sans la consulter.. Depuis je suis seul, j’ai plus de famille, j’ai plus de biens (dettes oblige avec mon ex épouses), j’ai plus de rêves et plus beaucoup d’éspoir de reconstruire quelquechose… Voila mon témoignage…. A vous de juger!
Jean-pierre du 95

Bonjour,
Nous avons consacré plusieurs pages de notre site aux hommes et aux femmes victimes de femmes violentes, ici d’abord concernant les femmes victimes de femmes, et là pour les hommes. Nous n’ignorons donc pas le problème et le prenons en compte, même s’il reste statistiquement minoritaire. Au reste, notre site est ouvert aux hommes, CQFD.
L’enquête publiée par le ministère à la cohésion sociale et à la parité en novembre 2005 sur les décès imputables aux violences conjugales rend aussi compte du phénomène. Vous pouvez la télécharger ici (pdf 320 Ko).
Cordialement,
Yves Lambert

170. Mon témoignage d’homme battu

Juin 2005

Bonjour

J’aimerais parlé de mon expérience en quelques mots, J’ai 42 ans, cela fait 16 ans que je suis marié, je suis handicapé, j’ai une hémiplégie cérébrale gauche, je suis A.A.H. [allocation adulte handicapé. NDW] et mon épouse aussi (elle est reconnue maniaco-dépréssive) et je vis avec ma femme qui m’insulte, me donne des coups de poings à la tête et dans les épaules et bras principalement. En plus de ça elle fait du chantage au suicide, aux sentiments ou pour m’amener quelques parts en voiture car je dépend d’elle je n’ai pas de permis de conduire. Elle m’a isolé de tout mes amis et je ne peux pas parler à des femmes, elle fait des crises de jalousie.

De plus j’ai du abandonné mon travail en 1990, pour me mettre à l’A.A.H un an après mon mariage car mon épouse menaçait de se suicider si je ne m’occupais pas d’elle, pendant 14 ans j’ai encaissé tout ça sans pouvoir en parler autour de moi.

Cela fait 2 ans que j’ai décidé de ne plus subir ça et je l’ai menacé d’aller voir les policiers pour déposer une plainte et le médécin traitant, elle s’est arrété de frapper depuis 1 an alors qu’avant elle prétextait que c’était sa maladie qui la rendait comme ça, je me suis rendue compte qu’elle arrivait à se maitriser mais maintenant j’ai droit à une pluie d’insultes. Je vis toujours dans la crainte qu’elle me frappe, elle peut est très violente. Elle utilise aussi beaucoup le chantage. Depuis quelques mois elle est tombée amoureuse d’un maitre nageur et n’arrête pas de m’en parler et de me torturer l’esprit avec ça. Elle cherche toujours à me culpabiliser, ce n’est jamais sa faute et elle a très peu de remords quand elle frappe. De plus elle est toujours entrain de me dénigrer à mes amis. Voilà mon témoignage

Bernard

Bonjour,
Des situations comme la vôtre n’ont pas été oubliées sur notre site, lisez ici :
http://www.sosfemmes.com/points_de_vue/sujets/02_hommes_battus.htm
Cordialement,
Yves LAMBERT