VIOLENCES CONJUGALES : SOUTIEN A MAXIME GAGET, EXIGEONS L’EGALITE DES DROITS

Publié par Ges   // 3 juin 2015   //

Communiqué de presse, le 1 juin 2015

Le Groupe d’Etudes sur les Sexismes enregistre avec satisfaction la condamnation de Zachia Medkour à une peine de prison de trois ans dont dix-huit mois fermes, pour les violences conjugales exercées à l’encontre de Maxime Gaget (auteur récent de « Ma compagne, mon bourreau »). Et ce même si cette peine est largement inférieure à celles prononcées contre les hommes auteurs d’actes de torture identiques exercés sur leurs compagnes.

Le GES se réjouit que le livre et le procès aient permis de briser l’omerta qui pèse depuis des décennies sur le problème des violences conjugales contre les hommes. Pour la première fois, en effet, les médias remplissent réellement leur mission d’information.

Pour autant, cette ouverture médiatique ne doit pas cacher la réalité sociale et politique qui perdure : les hommes victimes sont discriminés de manière systématique. Rappelons par exemple :

- que tous les centres d’accueil spécialisés et logements d’urgence sont réservés aux victimes féminines ;

- que, depuis vingt ans, toutes les campagnes d’information-prévention sont consacrées exclusivement aux victimes féminines. Il en est ainsi, pour la période actuelle (2014-2016), du « 4e Plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes » ;

- que le 3919, numéro vert donnant accès à un service d’aide, est réservé aux victimes féminines.

Tout récemment, et pour la troisième année consécutive, le GES a vu sa candidature à une action dans le cadre de la 5e Quinzaine de l’Egalité du Conseil régional Rhône-Alpes refusée sans motif (voir ci-après). L’action consistait justement en une conférence de Maxime Gaget. Et ce alors que cette Quinzaine programme chaque année plusieurs actions concernant les violences conjugales faites aux femmes.

Le combat pour l’égalité des droits est loin d’être terminé.